Le blanchiment d’argent est un processus par lequel un client détenant des fonds illégaux contacte des établissements financiers pour qu’ils réintroduisent le butin dans leurs capitaux propres. Ces institutions financières mentionnées peuvent être des banques, des sociétés spécialisées dans les échanges ou des assureurs. L’argent deviendra ensuite une source de revenus légitime. Pour avoir ces argents illicites, les individus concernés ont fait une entorse à la loi (une infraction). Découvrez quelques infractions liées au blanchiment d’argent.
La criminalité forestière
La criminalité forestière fait référence à un large éventail d’activités criminelles liées à l’exploitation illégale des ressources forestières. Elle englobe des actes tels que la coupe illégale de bois, le commerce illégal de bois, la déforestation illégale, le braconnage, la contrebande de plantes et d’animaux sauvages, ainsi que d’autres activités illégales ayant un impact négatif sur l’écosystème.
L’abattage illégal d’arbres permet aux délinquants d’obtenir du bois d’œuvre précieux, du bois de chauffage, des produits forestiers non ligneux ou d’autres ressources géologiques. Or, l’un des problèmes de l’abattage illégal est que l’action se passe généralement dans les zones protégées. Les ressources forestières sont ensuite commercialisées après que les malfrats aient falsifié des documents afférents à l’origine des bois.
Pour essayer de lutter contre ce fléau, le projet LEAP a été mis en œuvre. Il s’agit d’une initiative axée sur la lutte contre le blanchiment d’argent, issue d’une collaboration entre INTERPOL et l’ONUDC. Ce dernier s’intéresse spécialement à la criminalité forestière, mais aussi à l’évasion fiscale et la corruption. Les deux entités opèrent en Amérique latine et en Asie-Pacifique. Le projet LEAP encourage la coopération entre tous les services concernés (les forces policières, les douaniers…).
La traite d’êtres humains
En plus des infractions banales comme le trafic de stupéfiants et l’extorsion, le trafic d’être humain fait également partie des transgressions qui conduisent au blanchiment d’argent. La traite d’êtres humains prend différentes formes. Elle peut impliquer le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes par la force ou la tromperie, dans le but de les exploiter.
Les victimes de la traite peuvent être exploitées sexuellement ou forcées à travailler contre leur gré. Les bénéfices sont ensuite blanchis de manière à camoufler leur origine illicite avant d’être réintégrés dans l’économie légale.
Il arrive aussi que les réseaux de traite d’êtres humains soient utilisés en tant que circuits financiers clandestins. Les personnes sous l’influence des trafiquants deviennent entre autres des mules qui transportent des fonds informels ou de la drogue. C’est pour combattre ces types de délinquance que le projet FLYWAY a vu le jour sous l’initiative d’INTERPOLE.
Le trafic de migrants
Le trafic de migrants est une activité criminelle qui consiste à faciliter illégalement le déplacement de personnes à travers les frontières internationales, et ce en violation des lois sur l’immigration et des réglementations en vigueur. Contrairement à la traite d’êtres humains, qui implique l’exploitation des personnes déplacées, le trafic de migrants se concentre principalement sur le mouvement clandestin des individus d’un pays à un autre en contrepartie d’une rémunération.
De nos jours, l’UE est confrontée à ce type de problème puisque des migrants de l’Afrique du Nord et de l’Ouest payent des sommes importantes pour venir en Europe avec un bateau. Puis, l’argent récolté rejoindra des sociétés-écrans, banques ou des intermédiaires. C’est encore dans cette optique de combattre le trafic de migrants que le projet FLYWAY a été mis en œuvre. À titre informatif, ce projet est financé par le ministère des Affaires étrangères de la Norvège.
Les infractions associées au blanchiment d’argent sont variées, mais elles incluent souvent d’autres crimes tels que le trafic de migrants, la corruption, la criminalité organisée, le financement du terrorisme, la fraude financière, le trafic de stupéfiants et la contrebande.